À propos de moi
Mon histoire
Louis, né dans les contrées auboises en 1993, j'ai été baigné par la photographie depuis ma tendre enfance. D'abord une passion, dont je me suis rendu compte à force de photographier avec les premiers appareils photo numériques — vous savez, ces petits boîtiers sans écran —, mon Polaroïd (avant que cela ne devienne une mode), mais surtout... avec un Nikon F801.
Autodidacte donc... Mon premier "vrai" appareil était un D3000, acheté chez Easy Cash à Troyes. La révélation ! Un boîtier que j'ai usé jusqu'à la corde, avec lequel j'ai réalisé mon premier mariage et mes premiers portraits. Un numérique donc... mais où est la passion pour l'argentique, me diriez-vous ? Patience...
La découverte de la capture de la lumière s'est faite avec un numérique, certes, mais l'argentique est arrivé bien plus tard. Il aura fallu le renouveau de la pellicule, porté par une vague de passionnés sur YouTube, pour que je ressorte mon Nikon F801, qui dormait dans un tiroir depuis des années. Ce fut une révélation d'un autre genre : le grain, le suspense du développement, cette attente fébrile avant de découvrir ses images... rien de tel pour tomber amoureux d'un médium une seconde fois.
Mais alors, pourquoi parler de cinéma dans ma démarche artistique ?
La photographie comme un plan de cinéma
Il y a des images qui ne se regardent pas, elles se vivent.
Celles qui te transportent dans une scène, qui te racontent quelque chose sans que tu aies besoin de comprendre pourquoi. C'est exactement ce que je cherche à créer.
Mon rapport à la photographie est profondément lié au cinéma. Pas au cinéma en général, mais à une certaine idée de l'image. Celle de Spielberg, avec cette lumière chaude et vivante qui transforme l'ordinaire en quelque chose de magique. Celle de Kubrick, avec des cadrages qui installent une tension, une géométrie presque hypnotique. Celle de Denis Villeneuve, pour l'atmosphère et la profondeur des couleurs.
Et puis il y a Gregg Fraser. Directeur de la photographie sur Rogue One, The Batman, The Creator. Celui qui m'a appris ce que le clair-obscur peut faire à une image quand il est poussé à l'extrême.
C'est pour aller chercher ce rendu que j'utilise la Kodak Vision 3, développée en ECN2. Une pellicule cinéma, flexible, capable de capturer les basses lumières sans trahir l'image. Une pellicule qui respire. J'utilise aussi ses dérivés : Cinestill, Mira Color...
Une bonne photo, pour moi, c'est une scène. Pas une capture. Une scène.
Mais je ne suis pas cinéaste... pourtant, en utilisant de la Vision 3, avec quoi je photographie actuellement ?

Mon matériel
Je ne suis pas cinéaste. Pourtant, je photographie avec de la pellicule cinéma.
Je travaille en argentique et en numérique, et ce n'est pas anodin. Les deux ont leur logique, leur façon de contraindre, leur façon de libérer. Ce qui les unit, c'est le même parc optique : tous mes objectifs sont compatibles sur les deux boîtiers. Un choix assumé, pour que le regard reste cohérent peu importe le support.
Le filtre de diffusion, lui, est systématique. C'est lui qui apporte cette douceur caractéristique, ce voile subtil sur les hautes lumières. Le polarisant, je le réserve aux extérieurs, quand la lumière est forte et que je veux accentuer les contrastes ou maîtriser les reflets.

